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Recette pour faire un poème. Hommage à R.G. Cadou.

Publié le par lignesdesuite.over-blog.com

 

Prenez une nuit, prenez-en deux,

prenez une couette, un oreiller, fermez les yeux,

décrochez la lune, agitez un peu.

Faites tremper dans une coupe de bleu.

Laisser mijoter autant qu'on veut.

 

Accourez les mots, accourez les jeux, les jeux de mots,

papillons, fleurs et oiseaux.

Dansez, glissez, venez en un délicieux méli-mélo.

 

Pour terminer, laissez reposer, laissez s'apaiser

cette danse, danse des sens, des images en liberté

et courez écrire ce dont vous avez rêvé.

 

 

 

 

Récolte de fin d'été

Publié le par lignesdesuite.over-blog.com

Parmi les lectures de cet été, quelques unes particulièrement goûteuses : 

 

    "Le retour de Jim Lamar" de Lionel Salün (ed. Liana Levi).

                Aux Etats-Unis, un garçon observe le retour dans son village du sud profond d'un vétéran du Viet-Nam.  Leur relation, le récit hallucinant du "revenant". La fin est un chef-d'oeuvre, on ne peut pas dire moins. (Cherchez pas vous ne devinerez pas). Elle fait relire le tout avec un autre regard.

 

"Le camp des morts" de Craig Johnson (ed. Gallmeister).

                  Retour dans l'univers de C.Johnson, indiens et sherifs déjantés, polar atroce et plein d'humour à la fois. Comme "Littel bird" du même auteur, lecture délicieuse. 

 

"Vendetta" de R.J. Ellory (ed. Livre de Poche-Thriller). Epoustouflant. Mais bon, c'est acquis, R.J. Ellory est bien un très grand, certains disent virtuose. Le polar d'exception, avec toutes ses profondeurs vertigineuses.

 

"La chambre des officiers" de Marc Dugain (Livre de poche).  Enfin lu ce livre de 1998. Oui, c'est un chef-d'oeuvre qui mérite amplement  l'immense succès  qui fut le sien. Décidément M. Dugain est un de mes auteurs préférés.

Une belle découverte

Publié le par lignesdesuite.over-blog.com


Je ne connaissais pas Peter May.

Mais voici, le manque est comblé.

 

Je viens de terminer "L'île des chasseurs d'oiseaux" (ed. Rouergue noir)

et le roman qui lui fait suite : "L'homme de Lewis".

Une découverte, un grand bonheur. Nous sommes en Ecosse dans l'archipel des Hébrides,

flottille rocheuse et sauvage à l'extrême nord-ouest de l'Europe.

La nature est un des personnages principaux. Violente et envoûtante.

Les habitants de ses îles survivent là, bon gré mal gré, avec l'envie de fuir

mais succombant au désir d'en être, et d'en être encore.

La mort est là elle aussi, tragique, forcément, des énigmes insidieuses

et persistantes comme la pluie, on croit qu'on n'en verra jamais la fin.

On s'abandonne avec délices au savoir faire de l'auteur qui nous inocule sa fascination

pour ce monde insulaire.

L'archipel des Antélizes. (1)

Publié le par lignesdesuite.over-blog.com

 

L’archipel des Antelizes est constitué d’une île principale entourée d’îles plus petites qui sont disposées globalement au 4 point cardinaux de la première. Cet ensemble d’îles serait  situé dans les basses latitudes de l’Atlantique nord.

 

L’existence de cet ensemble d'îles est évoquée  dans des fragments  de textes  écrits  de la main  d’un vieil homme  qui se serait nommé Najdane  Edilito. Il vivait  retiré dans une petite bourgade de la côte occidentale du nord de l’Afrique, proche d’un comptoir portugais de la côte marocaine. On ne sait pas grand-chose de lui. Quelles sont ses origines ? Son identité est-elle exacte ? Fut-il négociant, navigateur, plus ou moins pirate ou naufrageur, un peu tout cela à la fois ? Il est resté un certain nombre de cahiers qui, a-t-on dit, constituaient une sorte de journal. On y trouva des récits, des comptes-rendus de conversations, des exposés divers : descriptions géographiques, observations  ethnologiques ou encore  des considérations plus ou moins  claires et crédibles  sur l’histoire de peuples rencontrés dans ses voyages.

 

Ce vieil homme dit avoir recueilli deux naufragés, Antinor et Zeldane. A ses dires, ces deux personnes lui ont fait le récit d’éléments de leur vie sur un Archipel nommé les Antélizes qu’ils auraient quitté dans des circonstances mal définies. Ces récits, du moins ce qui nous en est parvenu, sont regroupés en deux ensembles : la Chronique de Majorine et la Chronique des Minorelles. On ignore si ces noms ont été donnés par l’auteur des chroniques ou s’il est celui donné par les rescapés. Cela n’a jamais pu être éclairci. Des  restes de ces carnets onpeut tirer les informations suivantes.

 

 

Géographie.

 

 L’île de Majorine s’aborde le plus aisément par la côte nord fort rocheuse qui abrite une ville portuaire située au débouché d’un estuaire étroit. Il forme une vallée encaissée qui rompt une gigantesque falaise défendue par des récifs aussi nombreux que dangereux. D’autant plus dangereux que la mer est ici traversée de courants puissants qui exigent une véritable expertise dans la navigation. L’abondance des récifs qui entourent l’île, l’aspect redoutable de ces falaises aux criques déchiquetées (très présentes sur la majorité du périmètre de  l’île)  a découragé  toute entreprise d’exploration ou de relevés précis et systématiques. Il n’existe pas de carte fiable du littoral de cette terre, il semble  d’ailleurs que l’établissement d’un tel document était découragé par les autorités de l’île, peut-être même était-il interdit.   

 

 On a  pu repérer  toutefois quelques rivages plus abordables mais ils sont très éloignés, à l’exception d’un seul, de toute agglomération importante.

 

Le climat semble y être doux avec des saisons plus ou moins humides. Les vents y jouent un grand rôle. Les paysages sont verdoyants le plus souvent  mais le relief y est essentiellement montagneux, escarpé. Quelques plaines  sont évoquées. Il semble que la population soit installée dans des petites bourgades implantées près des cours d’eau.  Plusieurs ont des débouchés vers la mer par des estuaires sinueux et étroits.

 

  

 

Histoire.

 

 La chronique évoque à plusieurs reprises des temps anciens auxquels faisaient référence les habitants et certains édits. Mais il n’est jamais questions de dates précises ou identifiables. Le temps semble organisé à partir de cycles lunaires ou astronomiques. Il est souvent fait référence à des  « Colloques des lunes », sans que l’on sache s’il s’agit d’événements astronomiques liés à l’observation d’astres ou de constellations appelées « lunes » ou s’il s’agit de pratiques rituelles fondées sur  les dispositions des astres telles qu’on a pu les observer en différents moments de l’année.

 

    Des événements remarquables ou des périodes particulières sont évoqués. Il est par exemple question de relations avec d’autres peuples ou Etats, de fêtes rituelles, de début ou de fin de magistratures, ou encore d’événements difficiles  à catégoriser.

 

 

 

La chronique établie par Najdane  Edilito décrit quelques unes des caractéristiques de la vie en société aux Antélizes. Par commodité on les a regroupées par centres d’intérêts, ils  ne sont pas organisés de cette façon dans le manuscrit du vieil homme, lequel semble plutôt avoir a noté toutes ces informations au fil du récit des rescapés

 

  ( A suivre...)

 

Mode d'emploi

Publié le par lignesdesuite.over-blog.com


Dans l'atelier du fond du jardin, au fil du temps, viendront prendre place des travaux en cours de réalisation. Des brouillons en quelque sorte.

On pourra suivre leur évolution et proposer des pistes ou souhaiter des orientations.

Pour l'instant, le travail en cours est un texte, un article qui pourrait trouver sa place  pour un "dictionnaire des lieux imagainaires" tel que celui d'Alberto maguel et Gianni Guadalupi pour Actes Sud (1998)

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