encore
encore et toujours
saltimbanque
tertre
capucin
pantagruélique
Daniel Diot : écriture, peinture, lecture
Il me semble finalement que, dans la forêt, le vent, les arbres, les oiseaux, les animaux parlent la même langue. Seuls les hommes ne la comprennent pas.
Il n'est pas rare d'entendre le vent, les astres et les oiseaux chanter en canon. Parfois un petit groupe d'arbres chante avec le vent une longue mélopée que d'autres, au loin, reprennent. C'est ce que racontent les nuages.
En un lent périple,
des mélancolies se frayent un chemin
entre les masques flottant sur les eaux clandestines
peuplées de nos songes.
"Le braconnier du lac perdu" de Peter May (Rouergue-noir). C'est la dernière pièce de la "trilogie de Lewis ". Une île qui ensorcelle ses habitants, pour le meilleur et pour le reste. Et quel reste ! La fougue de l'Atlantique- nord, l'impétuosité du vent et la malignité de la pluie exercent comme un envoûtement sur les habitants de cet improbable petit archipel. Les gens de Lewis vivent des passions qui les rongent, les dévorent, leurs âmes sont des labyrinthes à l'issue bien incertaine. L'écriture de Peter May est à l'unisson de cette nature et de ces gens peu communs : on n'a absolument pas envie de les quitter.
"Nashville chrome " de Rick Bass (Christian Bourgois ). Quand on tombe sous le charme de Rick Bass, l'auteur, entre autres, du merveilleux "Livre de Yaak" et de "La vie des pierres", cela finit inévitablement par une véritable et douce addiction à cette écriture.
Elle fait vibrer la réalité comme d'autres font vibrer les cordes d'un instrument, on est pénétré par les plus fines nuances de la saveur d'un paysage, d'un lieu, d'une personnalité en ses tourments les plus inaccessibles.
Cette fois-ci Rick Bass raconte l'histoire des Brown, ce trio de frères et soeurs qui régna sur la country dans les annnées 50-60, qui fut très proche d'Elvis Presley dont l'histoire est liée à la leur. Etonnement puis attachement du lecteur qui devient leur compagnon de route.
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